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Usage contrôlé du chrysotile

Usage contrôlé du chrysotile: 100, 10, 1 ou 0,1 f/ml?

Dans quelque domaine que ce soit, les ressources publiques et privées disponibles que l'on peut consentir dans un domaine particulier (santé, sécurité publique, éducation, etc.) pour améliorer telle ou telle situation sont limitées. Pour cette raison, il y a toujours lieu de s'interroger si la dépense envisagée donnera un résultat significatif et mesurable. C'est ce qu'on appelle: procéder à une analyse coût/bénéfice.

Dans le cas particulier de l'élaboration d'une réglementation adéquate en milieu de travail permettant d'assurer l'utilisation sécuritaire de l'amiante chrysotile, on part du principe que plus l'exposition est faible, moins grand sera le risque. Cela établi, la question se pose à savoir: jusqu'à quel point peut-on abaisser les niveaux d'exposition permettant une diminution significative et mesurable du risque pour les travailleurs? À cet égard, la seule base valable permettant de faire une analyse coût/bénéfice crédible est la base scientifique.

Ainsi, les plus récentes données publiées1, de même que les dernières revues rétrospectives sur la relation exposition-effet concernant l'amiante chrysotile sont éloquentes: lorsque l'on a atteint des niveaux d'exposition aux environ de 40 fibres/ml pendant 20 ans (ou 20 fibres/ml pendant 40 ans), l'excès de risque pour le cancer du poumon relié à l'amiante chrysotile, s'il existe encore, est devenu indétectable. Si l'on désire ajouter un "facteur de sécurité", en imposant une norme dix fois plus faible, soit 2 fibres/ml pour

La question se pose alors: quels bénéfices significatifs et mesurables en termes de protection des travailleurs pourrait-on atteindre si la norme était encore une fois divisée par dix, par exemple à 0,2 ou 0,1 fibre/ml? La réponse est évidente: il n'y a aucun bénéfice quantifiable.

Mais en même temps, un tel abaissement de la norme comportera certainement des coûts significatifs et mesurables, en plus d'être inutiles. Pour l'industrie, les coûts réels associés au respect d'une norme aussi contraignante, de même que ceux requis pour son application par un organisme d'état, ne sont aucunement justifiés scientifiquement. Une alternative se présente: les ressources pourraient alors être dirigées vers d'autres types d'interventions plus productives, significatives et mesurables en termes de santé pour les travailleurs (programmes d'information et de formation, contrôles hygiéniques plus fréquents, suivi médical plus serré, etc.)

La norme de 1,0 fibre/ml pour l'amiante chrysotile, combinée à l'interdiction des variétés amphiboles, est tout à fait adéquate, et comporte même un "facteur de sécurité". L'abaisser davantage équivaut à un gaspillage de ressources. D'autre part, cette norme porte la caution du "Groupe d'Experts" réunis par l'OMS en 1989 à Oxford.

40 ans, il est évident que le risque, s'il existe encore, sera toujours indétectablement bas.


VOIR AUSSI...
Guide pour une réglementation sur l'utilisation sécuritaire
et responsable de l'amiante chrysotile
Manuel d'utilisation sécuritaire
Situation actuelle aux États-Unis
Convention nº162 de l'OIT
Recommendation no 172 de l'OIT
International Program on Chemical Safety




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